Douleur : quand le psychisme influence le physique

Douleurs psychiques, physiques… Il y a énormément de composantes pouvant les provoquer. Mais la dimension psychologique de la douleur est beaucoup plus importante que l’on pense et peut largement prendre le pas sur la souffrance physique. Décryptage.

La souffrance psychologique encore trop sous-estimée…

 

Nous avons encore du mal à identifier une souffrance psychologique… Provient-elle d’un événement passé, d’un traumatisme ou d’un mal-être général ? Ces douleurs, contrairement à la souffrance physique, clairement identifiable et mesurable, sont encore trop sous-estimées et se trouvent parfois laissées de côté, en attendant qu'elles se dissipent toutes seules…

 

De plus, nous vivons dans une société dans laquelle la souffrance psychologique est bien plus crainte que sa sœur. Il n’existe aucun médicament garantissant à coup sûr une guérison complète d’un mal psychologique, qui met généralement du temps à s’atténuer et qui a souvent tendance à prendre le dessus sur la douleur physique.

 

Malgré tout cela, chaque être humain réagit différemment face à la douleur et il n’y a pas de vérité générale la concernant. Pour certains, une douleur physique sera très difficile à vivre alors que d’autres vivront une souffrance psychologique bien plus péniblement, et inversement.

 

…et indéniablement liée à la douleur physique

 

La dépression, l’anxiété et une santé mentale incertaine sont autant d’états pouvant jouer un rôle considérable dans certaines douleurs physiques, chroniques notamment. Lorsqu’une douleur persiste, et ce malgré des examens médicaux qui ne révèlent rien d’inquiétant, la cause vient très fréquemment de facteurs psychologiques et émotionnels.

 

Selon le Dr Susan Babel, via le magazine Psychology Today, « on peut développer des symptômes psychosomatiques ou des symptômes liés au stress à cause de problèmes émotionnels non résolus ». De quoi faire réfléchir quand on ressent certaines douleurs physiques chroniques et que l’on prend en compte la variabilité émotionnelle des étudiants et jeunes adultes.

 

Il convient donc de ne pas mettre de côté trop rapidement l’éventualité qu’une souffrance, quelle qu’elle soit, provienne d’une mauvaise santé mentale et non pas nécessairement d’un dysfonctionnement physique.

 

VL

 

Photo by Raj Eiamworakul on Unsplash.

 

Sources :